Roulance

Roulance, s. f. Tapage assourdissant que les ouvriers d'un atelier font tous ensemble en frappant avec leurs composteurs sur leur galée ou sur les compartiments qui divisent les casses en cassetins, sur les taquoirs avec les marteaux, en même temps qu'ils frappent le sol avec les pieds. Quand un sarrasin pénètre dans une galerie, quand un compositeur est vu d'un mauvais oeil, qu'il est ridicule, ou ivre, qu'il a émis une idée baroque et inacceptable, en un mot quand quelqu'un ou quelque chose leur déplaît, MM. les typographes le manifestent bruyamment par une roulance. Les roulances ne respectent rien : les protes, les patrons eux-mêmes, n'en sont pas à l'abri.

Eugène Boutmy - Dictionnaire de l'argot des typographes, 1883

1 commentaire:

Dominique Hasselmann a dit…

On aimerait qu'une telle "roulance" se fasse entendre aux oreilles du Président-sortant, au fur et à mesure que l'échéance approche - comme sa déchéance.